Ecovillage

Écovillages : laboratoires, utopies ou précurseurs ?

L’ONU considère les écovillages comme l’un des modèles les plus efficaces dans le but d’éradiquer la pauvreté, restaurer l’environnement naturel, et assurer les besoins humains fondamentaux.

L’objectif d’un écovillage est de rendre le mode de vie de ses habitants plus durable sur le plan écologique, social, économique et culturel. 

Nous allons voir que le point le plus important revient à la définition des objectifs, des organisations et des relations interpersonnelles. Finalement, la préoccupation écologique en découle, mais n’en est pas la pierre angulaire.

Après les villes (Växjo), les actions menées au niveau local (3 actions différentes pour la transition écologique des villages), passons donc à un autre niveau : les écovillages.

Les écovillages n’ont pas de statut officiel. Ils peuvent se constituer autour d’associations, de sociétés de droits privés (SCI, SAS…). Ils ne constituent donc pas une collectivité publiques au même titre que les villes, les agglomérations… Ce sont des territoires investis par un groupe d’individus, de familles, sous forme de collectifs ou de communautés. 

Leur objectif : tout remettre à plat et recréer une organisation respectueuse des personnes et de l’environnement, de manière durable.

Les écovillages forment en cela un mode de transition plus radical que les méthodes de nos précédents articles. En effet, les écovillages recréent une forme de société à l’intérieur de la société avec ses propres règles de vivre ensemble.

Problématique écologique, problématique d’êtres humains.

Pourquoi créer un écovillage ? 

Les motivations sont philosophiques, écologiques ou tout simplement guidées par la passion !

A l’origine d’un écovillage ? Bien souvent des passionnés qui ont choisi de changer de vie. Ils sont encore des pionniers, même si depuis une dizaine d’années, leur expansion devient suffisamment significative pour partager les bonnes pratiques.

On commence donc à savoir ce qui fonctionne et ne fonctionne pas.

L’expérimentation porte ses fruits

De l’extérieur, les écovillages pourraient rappeler les communautés hippies des années 70. Mais en fait, pas du tout. Ils se sont nourris des différentes expériences menées depuis plus de 50 ans et, aussi de penseurs/acteurs tels Pierre Rabhi.

En quoi sont-ils différents ? Contrairement aux mouvements des années 70 qui rejettent massivement la société, les motivations sont profondes et ne se construisent pas sur de la simple opposition (rejet de la société de consommation, besoin de liberté, retour à la nature). Certes, ils refusent, mais proposent une alternative qu’ils construisent ensemble, avec des objectifs précis :

  1. Vivre en accord avec ses valeurs
  2. Respecter l’environnement
  3. Transmettre
  4. Mieux s’alimenter
  5. Créer des liens sociaux profonds
  6. Prendre conscience que l’autonomie est un chemin long, compliqué, une voie à suivre qu’il ne faut pas confondre avec l’autarcie.
  7. Besoin de démocratie
  8. Se préparer à un effondrement possible de la civilisation post industrielle

Les 3 axes dont dépendent la réussite d’un projet

On peut caractériser 3 axes dont dépendent la réussite d’un collectif/écovillage :

  • La gouvernance :
    Quels organes pour prendre les décisions ? Définir la frontière entre ce qui est du domaine privé ou du collectif.
  • Les relations interpersonnelles :
    Gestion des litiges, règles de vie, les rôles de chacun…
  • Favoriser le développement personnel des individus :
    Le lieu fonctionnera bien si les personnes se sentent bien et se portent bien. 

Toutes les problématiques trouveront leurs solutions par la définition de l’organisation dans laquelle baigneront les habitants. Un village est une solution humaine à des besoins humains. Même la préoccupation écologique n’est pas extérieure à l’humain. On ne défend pas la nature uniquement pour elle-même, mais aussi pour garantir des conditions de vie acceptables pour notre futur.

Quel type de société ? Quelle organisation ?

La plupart des sociétés contemporaines vivent une crise démocratique. C’est-à-dire que les individus se détournent du politique parce qu’ils ont l’impression que leur opinion et leurs besoins ne seront pas entendus, et que les personnes élues portent ou appliquent mal les idées qu’ils ont défendues.

Cela est d’autant plus vrai quand les organisations sont fortement centralisés et composées d’un grand nombre d’individus.

La représentativité est de plus en plus éloignée, jusqu’à atteindre un point de décrochage.

Vous l’aurez compris, les mode de gouvernance et de fonctionnement sont les points clés d’un écovillage.

La bonne nouvelle : les organisations qui fonctionnent existent et sont documentées.

Les écovillages s’organisent et communiquent ! Et iInternet amplifie les initiatives. On pourrait parier que sans cet outil, le mouvement aurait beaucoup plus de mal à prendre son essor.

Parmi les outils signalons :

  • le site colibris/Oasis, sur lequel nous reviendrons plus bas et toutes les actions qu’il relaie au niveau local
  • les sites des écovillages (comme par exemple celui de village de Pourgues)
  • des sommets en ligne, des conférences, tels “le sommet des oasis” organisé par l’oasis des 3 chênes qui a lieu du 8 au 18 juin 2020 (site et inscription au sommet des oasis cliquez ici)
  • des formations au sein des écolieux
  • de nombreux groupes sur les réseaux sociaux (ici, ou le groupe des écovillages ici, ou encore le groupe colibris, ou le réseau social des oasis)

Sur quoi porte la gouvernance et les règles de vie ?

  • l’achat, la gestion des terrains, des constructions, des habitats
  • les règles de prises de décisions
  • le fonctionnement général du village : organe de décision, de gestions des litiges, éducation, développement, financement…

Comme nous allons voir avec l’exemple de l’écovillage de Pourgues, l’équilibre à trouver consiste à maintenir les libertés individuelles, c’est-à-dire à garantir l’égalité des droits, et à ne pas permettre l’arbitraire d’un individu sur l’autre.

Et ainsi construire la réponse au besoin de se sentir plus libre (moins subir les contraintes sociales et culturelles liées au mode de vie contemporain occidental), et essayer autre chose qui respecte plus l’être humain, ses aspirations, et les cycles de la nature.

En définitive, il s’agit de combiner le respect de la nature et de la culture humaine.

Cas d’école, le village de Pourgues

L’écovillage de Pourgues se situe au sud de Toulouse. Il est abondamment illustré par des vidéos et des articles (voir plus bas). 

Ecovillage démocratique de Pourgues
Ecovillage démocratique de Pourgues @ecovillage de Pourgues

Egalité en droit. Pas d’arbitraire d’un individu sur un autre.

Le membres fondateurs se sont fortement inspirés du fonctionnement des écoles démocratiques. Cette gouvernance permet à chaque personne d’avoir les mêmes droits. (voir liens sur les écoles démocratiques plus bas).

Personne ne doit se soumettre, pas même l’enfant. 

S’inspirer et décliner le mode de fonctionnement du village autour d’un modèle d’éducation n’est pas un cas isolé. Le hameau des buis, précurseur, s’est lui construit autour de l’association de la “ferme des enfants” de Sophie Rabhi.

Etape 1 : Trouver un lieu

Il n’aura fallu que 11 mois entre l’idée du projet et la prise en main du lieu. Les fondateurs affirment qu’ils n’auraient pas pu aller aussi vite si les objectifs et le mode de fonctionnement du groupe n’avaient pas été clairement établis.

Les 3 membres fondateurs du projet ne visiteront en définitive qu’un lieu : Pourgues. C’est le coup de coeur. En quelques mois, ils finalisent ainsi l’achat et fédèrent 25 personnes, futurs habitants du village. Le million d’Euros que coûte le domaine de 50ha est financé dans la foulée.

Etape 2 : mise en place du fonctionnement autogéré

Il reste maintenant à l’équipe à mettre en pratique les principes définis dans le projet. Les membres ont conscience qu’il s’agit du principal écueil : 90% des communautés s’effondrent dans leurs premières années, faute d’avoir bien défini la gouvernance et les organisations. 

Ils vont donc créer :

  • Le Conseil de Village, qui se réunit une fois par semaine (gouvernance)
  • un Comité d’Enquête et d’Arbitrage, (relations interpersonnelles)
  • des Cercles Restauratifs,  (relations interpersonnelles)
  • la décision par sollicitation d’avis,  (relations interpersonnelles)
  • des réunions de Gestions par Tensions opérationnelles… (relations interpersonnelles)

Outre l’école démocratique, les principes de la communication non violente inspirent les règles de vivre ensemble.

Etape 3 : accéder à l’indépendance financière

Rien n’est imposé dans l’écovillage. Tout repose sur le volontariat. Ainsi, afin de financer les besoins de l’écovillage, les membres testent différents types de formations, jusqu’à trouver le modèle qui fonctionne. Pourgues proposent ainsi des formations en ligne et des formations immersives dans lesquelles ils transmettent les fruits de leurs expériences : éducation, vie collective autogérée, développement personnel…

Dès 2019, soit 2 ans après l’installation, les activités du village génèrent 115 000€ et subviennent aux besoins non couverts par la production interne (énergie, nourriture, matériaux…)

Etape 4 : toujours plus de résilience

Le village vise maintenant à dépendre le moins possible de l’extérieur, de manière à pouvoir s’adapter à un futur incertain. Construction écologique, permaculture, diversification des ressources économiques sont des pistes explorées par les membres.

Mais, les habitants ne se font pas d’illusion : l’autonomie à tout prix n’est pas l’objectif absolu, mais la capacité des habitants à s’épanouir dans le respect de leur environnement. Une forme de développement durable. Un développement personnel durable 🙂

Organisation : faire… quand on en a envie

Dit comme cela, le principe paraît absolument surréaliste et certainement non durable. Et pourtant ça marche, car chacun des habitants se sent responsable du bon fonctionnement du collectif.

D’où peut bien provenir ce sens de la responsabilité ?

  1. Se sentir respecté & considéré par le jeu démocratique direct :
    chaque habitant prend part à toutes les décisions. Le nombre limité d’habitants et les principes démocratiques éprouvés provoquent, en retour l’implication de tous
  2. Libre dans sa contribution :
    Chaque personne participe non seulement selon ses choix, mais aussi selon ses possibilités ou capacités. Pas de soumission.
  3. Conserver son autonomie :
    Les personnes vivent ensemble mais gardent une grande autonomie. Ils sont libres ou pas de participer aux repas communs par exemple. 
  4. L’entraide et la transmission sont une culture.
    Sous le prisme de la mécanique du don, comprendre que cette organisation fonctionne devient assez évident. Chacun donne et reçoit avec naturel, tout le monde se trouve redevable et reçoit en retour. Ce qui participe à la qualité des relations et contribue au bonheur de tous. Le principe du don bien appliqué constitue un cercle vertueux.

Faire ensemble

Cette organisation part également du constat qu’on ne nous apprend jamais à prendre des décisions ensemble. La société contemporaine, au contraire nous rend redevable face à une institution qui demande des résultats. Cette situation n’est pas vraiment un facteur d’épanouissement.

Par ailleurs, la taille est sans doute un élément déterminant dans la réussite du projet. La taille limitée de l’écovillage permet d’avoir des personnes sur qui on peut compter, avec qui on a créé des liens, et qui sont complémentaires en compétences.

Avoir un ensemble de personnes d’horizon, de culture et d’âge différents auxquelles on a accès au quotidien est une richesse, y compris pour les enfants.

Education des enfants

Comme les adultes, les enfants sont donc libres. Libres d’apprendre, de jouer, de découvrir le monde. Leur environnement favorise l’apprentissage. Rappelons qu’ils sont en pleine nature. Quel programme suivent-ils ? Selon les principes de l’école démocratique, ce qu’ils veulent, selon leur besoin. S’ils ont besoin de lire pour apprendre quelque chose, le modèle considère qu’ils auront une motivation suffisamment forte pour provoquer l’apprentissage et le mettre en pratique.

Ce qui devrait démultiplier les potentialités des enfants.

Transmettre son savoir

A l’autre bout de la chaîne, les “sachants” transmettent leur savoir via des applications concrètes. Comme par exemple, cet expert en permaculture qui trouve des débouchés immédiats à ses connaissances. Il y voit ainsi la valeur par l’application de son savoir.

Aller plus loin :

Dans le film ci-dessous, un couple, voisin de Pourgues, et qui a participé à sa fondation, témoigne. Dans les années 70, il a fait partie de communautés qui se sont à chaque fois effondrées, parfois de manière violente. Mais, cette fois, l’épouse peut sereinement affirmer que le village se développe autour et par les qualités humaine et autour de valeurs communes. “Enfin ça existe et c’est concret ! “

  • site du village de Pourvues
  • Les statuts et les documents qui administrent les règles de vie commune sont accessibles ici.

Vidéos sur le village de Pourgues :

film En Liberté ! (Le village démocratique de Pourgues)
Demo kratos : Écovillages : En Quête d’Autonomie (Documentaire)

Un autre format de village : le hameau du Plessis

Eco Hameau du Plessis - maisonss
Eco Hameau du Plessis – maisonss

La différence entre le Hameau du Plessis et le village de Pourgues consiste principalement dans son fonctionnement et sa taille.

Selon Matthieu Labonne, qui dirige la coopérative Oasis et fondateur du Hameau du Plessis, la gouvernance qui s’adapte à un villages jusqu’à 10 familles (comme l’écovillage de Pourgues) fonctionne mal pour un village plus important. Pour une raison simple, l’organisation d’un village de 25 familles est beaucoup plus complexes. Les sujets à traiter sont trop nombreux et ne concernent pas tout le monde. Ils ne peuvent matériellement être suivis par tous lors d’assemblées hebdomadaires par exemple.

Partant de ce constat, le Hameau du Plessis utilise des instances représentatives pour la gestion domestique. Le hameau est géré par une ASL, association syndicale libre ; car le projet se rapproche d’un lotissement.

EcoHammeau du Plessis - plan général
EcoHammeau du Plessis – plan général

Le hameau promeut l’autoconstruction, via des chantiers participatifs. Mais, chaque habitant possède et construit sa maison. Cela pour des raisons pratiques. Chaque famille est plus à même, compte tenu du nombre de maisons, d’entretenir son lieu de vie direct. En revanche les terrains sont entretenus par l’ASL.

L’ASL gère également tout les biens mis en communs (outils par exemple) et les lieux de vie.

Le hameau fonctionne sur les principes d’entraide, de mutualisation, de partage, pour gagner en autonomie et sobriété.

Le modèle des oasis : expérimenter des modèles

Le mouvement Colibris & les Oasis, le référent.

Que l’on découvre, initie, construit ou vive dans un écovillages, le concept d’oasis est incontournable. 

Une oasis est à la base un projet, une déclinaison du mouvement des Colibris. Initié en 2007 par Pierre Rabhi, Colibris se mobilise pour la construction d’une société plus humaine et écologique. Plus d’une centaine de groupes de bénévoles relaient les initiatives partout en France : amap, zéro déchets, écoles alternatives, monnaies locales, potagers partagés, banques de graines…

Les Oasis

Les Oasis expérimentent et proposent un nouveau mode de vie. Une sorte de maquette d’une société possible plus respectueuse des hommes et de la nature. Concrètement, 5 axes sont pris en compte :

  1. Agriculture et autonomie alimentaire : sans aller jusqu’à l’autonomie totale, il s’agit de créer un cadre harmonieux entre l’agriculture et l’environnement et de produire le maximum localement (potager, permaculture, installation d’un producteur dans l’éco-village)…
  2. Eco-construction et sobriété écologique : les habitats des oasis tendent à diminuer les énergies grises nécessaires à la constructions, à utiliser des matériaux sains, recyclables, compostables, et à diminuer/produire leur besoin énergétique localement.
  3. Mutualisation : il s’agit de mettre en commun ce qui peut l’être (par exemple potagers, outils, espaces collectifs, moyen de transport, éducations, partages des connaissances…) tout en préservant l’intimité et la liberté des individus  
  4. Gouvernance : l’organisation de vie est fondamentale. C’est le socle qui permet de répondre à la fois aux besoins collectifs et à la souveraineté de chacun.
  5. Accueil et ouverture sur le monde : les oasis reçoivent régulièrement du public sous forme de porte ouverte. Ils organisent également des séjours de quelques jours à plusieurs semaines permettant une immersion complète. Les membres sont bien sûr libres d’avoir une activité professionnelle à temps complet en dehors de l’écovillage. Enfin une part de la production est destinée à être revendue sur les marchés par exemple, afin de couvrir les besoins qui ne sont pas couverts. (énergie, matériaux, alimentation).

Les écovillages / Oasis en France

Il existe en 2020 près de 1000 oasis et habitats participatifs formées ou en cours de création. Une oasis n’est pas forcément rurale. (voir la carte). Les oasis de vie, qui sont en fait des écovillages, représentent environ 500 lieux.

Le financement est un des principaux freins à la création d’une Oasis. Les banques ne sont en effet pas très à l’aise avec ce type de projet. Pour lever cet obstacle, la création de la Coopérative Oasis proposent l’aide au financement de projets.

Le principe est un appel à l’investissement privé dans l’achat de parts dans la coopérative. Le statut reconnu d’utilité sociale permet de réduire de 18% de l’investissement l’impôt sur le revenu, si les parts sont conservées pendant 7 ans. Cette économie d’impôt représente la rémunération de l’investissement tout en participant au financement de l’habitat écologique.

Conclusion 1 :

Nous entendons de plus en plus parler du concept d’écovillage qui connaît un certain succès sur les réseaux sociaux et sur Youtube.

Est-ce un modèle à suivre ?

Des modèles se stabilisent et se pérennisent. Mais notons que si nous avons entre 500 et 1000 écovillages avec en moyenne une trentaine de personnes, cela signifie que ce mode de vie concerne 15 000-30 000 personnes.

C’est peu rapporté à la population française. Certes le mouvement est récent, mais ne peut devenir majoritaire. Le fossé est énorme entre les modes de vie standard et la vie en écovillage qui exige un profond changement dans ces centres d’intérêt :

  • rapport à la possession
  • rapport aux autres : passer de la cellulle familiale à une cellule élargie
  • reconnaissance sociale
  • éducation

Ces écovillages qui réussissent sont des utopies concrètes. Mais pour y accéder, il faut radicalement changer son “logiciel”, avoir des motivations profondes basées sur la prise de conscience d’une société en perte de sens, avec des conséquences dramatiques sur l’environnement et donc l’espèce humaine tout entière.

Conclusion 2 :

Notre sujet est la transition écologique des habitats. Or, je n’ai pas du tout abordé ce sujet. Ici, pas de norme énergétique à respecter par exemple, car l’objectif est de consommer localement, de viser l’autonomie, de mutualiser les ressources dans le respect de son environnement direct.

La problématique des habitats est un sujet connexe, mais pas le sujet principal. Dans chaque village que j’ai pu étudier, le premier point consiste à utiliser l’existant, puis à se développer de manière durable.

On voit ici que le problème principal n’est pas technique. Ce n’est pas de savoir s’il faut utiliser ou pas du bois, du béton… Le véritable problème est organisationnel.

Quelle gouvernance ? Quel projet commun ? Comment créer une démocratie visible et accessible ? Comment garantir la liberté et l’épanouissement de chacun ?

Ne trouvez-vous pas étonnant que les réponses soient en résonance avec le respect de l’environnement ? Bon pour l’homme, bon pour la nature et inversement. Une démonstration concrète pour ne pas oublier notre destin commun. Un destin où nous avons plus à perdre que la nature.

Cet article vous a plus ? Vous souhaitez en savoir plus ? Vous pouvez me laisser un message, une question en commentaires !

Pour aller plus loin :

Site du Sommet des Oasis et inscriptions :

Pourgues :

  • site du village de Pourgues
  • Les statuts et les documents qui administrent les règles de vie commune sont accessibles ici.

Vidéos sur le village de Pourgues :

Ecole démocratique :

Communication non violente :

Projet Oasis (Colibris) : 

Photos : Ecovillage de Pourgues, Hameau du Plessis.

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